L'évaluation a conclu que Singapour relève les défis de la criminalité financière grâce à un système compétent et coordonné, disposé à expérimenter de nouvelles solutions pour faire face aux enjeux actuels de la finance illicite. Si la lutte contre la criminalité financière à Singapour a enregistré certains succès, son système de lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et la protection des fonds de pension doit être perfectionné afin de produire des résultats tangibles, cohérents et fondés sur une analyse des risques.
Points clés :
- Risques et coordination : Bonne compréhension des risques (fraude cyber-facilitée) due à son statut de centre financier. Coordination nationale structurée.
- Coopération internationale : Proactive et efficace, malgré quelques retards bureaucratiques signalés.
- Surveillance : Point fort pour les institutions financières et PSAV (cadre rigoureux), mais faible nombre de mesures d'application.
- Transparence : Registre des bénéficiaires effectifs existant, mais vérification limitée de l'exactitude.
- Renseignements financiers : Bureau bien équipé ; renseignements utilisés pour les enquêtes, mais potentiel inexploité pour d'autres infractions à haut risque.
- Enquêtes LBA : Plus de 11 000 en 5 ans (majoritairement fraude cyber-facilitée, faible sur autres domaines à haut risque comme la fiscalité/corruption). Difficulté à passer des enquêtes aux poursuites ; condamnations (82%) ciblant principalement les "mules financières".
- Récupération d'actifs : Priorité politique. Saisies importantes (6,3 milliards SGD) et confiscations (3,9 milliards SGD) dans un petit nombre d'affaires complexes. Améliorations nécessaires en coopération internationale formelle.
- Financement du terrorisme : 126 enquêtes (petits transferts individuels). Manque d'action contre le FT transitant par le secteur bancaire ou les PSAV.
- Financement de la prolifération : Vulnérabilité élevée. Cadre juridique solide, mais mesures d'atténuation générales et non proportionnelles au risque. Faible connaissance des obligations de sanctions par les bureaux de représentation étrangers.
Suite : Singapour doit améliorer la transparence des montages complexes et sociétés étrangères, prioriser les enquêtes LBA complexes et de grande valeur, et adapter ses mesures anti-FP. Le pays est sous suivi régulier.
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