Le premier chantier LCB-FT de l’AMLA : l'encadrement des risques liés à la fin de la période transitoire MiCA

Mise à jour des risques

Pour sa première prise de parole opérationnelle en matière de gestion des risques sectoriels, l'AMLA cible directement le marché des crypto-actifs. À travers sa note d'information publiée fin juin 2026 (AMLA Explanatory Note: Risk Advisory on end of transitional period), la nouvelle autorité européenne pose son premier jalon de supervision en encadrant les risques de BC/FT induits par la bascule définitive vers le régime de l'agrément européen.

L'échéance du 1er juillet 2026 marque la fin de la période transitoire prévue par le règlement MiCA. Les anciens prestataires (VASPs) n'ayant pas validé leur transition vers le statut de CASP se voient contraints de cesser leurs activités et de liquider ou transférer leurs portefeuilles clients. Ce mouvement de consolidation forcé crée des failles de conformité immédiates que l'AMLA demande de neutraliser.

L'autorité identifie plusieurs vulnérabilités techniques majeures liées à cette fermeture de guichet :

Face à ces flux entrants d'un genre nouveau, l'AMLA formule une directive stricte : le principe de proportionnalité doit prévaloir. L’autorité proscrit le rejet global, aveugle et systématique des clients issus d'entités en transition. Elle impose à la place des évaluations individuelles basées sur une approche par les risques documentée.

Impacts opérationnels : Ce premier livrable de l’AMLA exige une mise à jour des dispositifs internes autour de trois axes :