7630 mis en cause pour blanchiment en France en 2025, en hausse de 23%, LCB-FT.ft, le 20 octobre 2026.
L'accélération inédite de la réponse pénale face aux typologies de blanchiment sous-jacentes ressort comme le marqueur central du bilan 2025 du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). Cette radiographie annuelle,publiée dans le cadre des travaux du Conseil d'orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (COLB) et alignée sur les standards du GAFI, met en évidence une montée en puissance de la détection sur le terrain et impose un réalignement direct de nos scénarios de surveillance du risque client.
Une pression judiciaire accrue sur le blanchiment autonome et le narcotrafic
Les services d'enquête affichent une dynamique de poursuite en forte hausse :
- Volume global des mises en cause : 7 630 personnes entendues pour blanchiment en 2025, soit une progression de 23 % sur un an et de 46 % depuis 2021. À cela s'ajoutent 27 mis en cause pour financement du terrorisme.
- Typologie des infractions d'origine : le trafic de stupéfiants consolide sa place de vecteur principal, représentant 39 % des mis en cause (plus de 3 000 personnes). Les infractions de vol/escroquerie d'une part, et de fraudes fiscales, sociales et douanières d'autre part, pèsent chacune 20 % du total (environ 1 500 mis en cause par typologie).À noter également une hausse structurelle sur les atteintes à la probité (107 mis en cause).
- Part du blanchiment autonome : plus de la moitié des procédures (3 996 personnes) concernent le blanchiment autonome.
- Volume du blanchiment aggravé : le nombre absolu de mis en cause reste stable à environ 1 400 personnes par an,bien que sa part relative diminue sous l'effet de l'augmentation du nombre total de dossiers traités.