L’AMF et l’ACPR mettent en garde le public contre plusieurs acteurs proposant en France des investissements sur le marché des devises non régulés (FOREX) et sur des produits dérivés sur crypto-actifs, sans y être autorisés, amf-france.org, le 22 octobre 2026.
Dans un communiqué conjoint publié le 22 octobre 2026, l'AMF et l'ACPR ont formalisé la mise à jour de leurs listes noires d'acteurs non autorisés proposant des investissements sur le marché des devises (Forex) et sur des produits dérivés sur crypto-actifs.
Actualisation du périmètre des entités non régulées
Les régulateurs ont intégré 36 nouvelles URL non autorisées au cours du troisième trimestre 2026 :
- Forex non régulé : 26 nouveaux domaines ajoutés (ex : act-capital.cc, quantx-group.com, swisscapitalhub.com),portant le total à 57 sites enregistrés depuis le début de l'année.
- Dérivés sur crypto-actifs : 10 nouveaux domaines recensés (ex : alphax.com, gatrixcapital.com, stabletrader-ai.net), élevant le cumul 2026 à 36 sites.
Vigilance accrue face aux typologies de contournement
L'usage récurrent par ces plateformes de la technologie webtrader sous forme de sous-domaines génériques (webtrader.nuxeros.app, webtrader.quantiumax.net) confirme l'agilité technique des réseaux illégaux pour contourner les blocages DNS et se soustraire aux obligations LCB-FT (absence d'identification KYC, opacité sur l'origine des fonds, flux financiers dirigés vers des comptes de transit non coopératifs).
Impacts opérationnels pour les assujettis
- Filtrage des flux et des tiers : injecter sans délai les nouveaux domaines et entités identifiés dans les outils d'out-of-band screening et de surveillance des transactions (virements sortants vers des IBAN associés ou flux de crypto-actifs vers des adresses liées à ces plateformes).
- Mise à jour du dispositif de détection des fraudes/LCB-FT : calibrer les règles de scénarios de détection sur les opérations impliquant des produits dérivés sur crypto-actifs non agréés MiCA ou sans statut PSAN/PSI valide via REGAFI.
- Déclarations de soupçon (TRACFIN) : intégrer systématiquement la présence d'interactions avec ces domaines comme critère d'aggravation du risque lors de l'analyse renforcée des profils clients sollicitant des virements vers ces plateformes.